120 soldats tunisiens remplacent le contingent gabonais au sein de la Minusca

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120 soldats tunisiens ont intégré le Minusca. Ils viennent en remplacement au contingent gabonais en Centrafrique. La troupe tunisienne a atterri en territoire centrafricain mardi dernier. Elles sont censées remplacer les 450 soldats gabonais, retirés du pays. Ceci en raison d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels. « Nous sommes très heureux de recevoir, aujourd’hui, le contingent tunisien. Il vient renforcer les capacités de la force. Ceci pour mieux aider à protéger des civils et de restaurer la sécurité, chère à ce pays. C’est une unité de l’aviation composée d’hélicoptères, qui va soutenir l’aviation de la Force », a déclaré le commandant adjoint de la force onusienne en Centrafrique, le Général Paulo Maia Pereira.

La situation n’est pas bien accueillie par les autorités centrafricaine. « Pour nous, Centrafricains, le compte n’y est pas. D’une part, sur le plan numérique. 120 soldats tunisiens seulement viennent remplacer 450 soldats gabonais, c’est peu ou prou 3/4 de soldats en moins. D’autre part, les soldats tunisiens sont largement inexpérimentés. Ce sera leur première expérience en RCA alors que les Gabonais sont présents chez nous depuis 25 ans sans discontinuité. Avec le Gabon pays frère et voisin, nous avons une proximité culturelle directe », a déclaré un conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

L’arrivée des soldats tunisiens, en RCA a eu lieu cinq jours seulement après la décision de l’ONU. Celle de retirer le contingent gabonais du pays en raison d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels. Un délai record selon certains. La célérité dite rarissime, avec laquelle l’ONU a agi, a de quoi surprendre. D’autant que les accusations qui pèsent sur les troupes gabonaises se dégonflent un peu plus chaque jour.

En attendant, les conclusions de l’enquête ouverte sur le sujet, les autorités centrafricaines ont de plus en plus de mal à cacher leur inquiétude. Notamment lorsque la situation sur le terrain est loin de s’améliorer. La classe politique comme les médias centrafricains ne croient pas à la thèse officielle avancée par l’Onu. Les causes de ce renvoi seraient, selon eux, davantage à rechercher du côté des bonnes relations qu’entretient le Gabon avec la Russie. Puis dans la volonté des autorités gabonaises d’adhérer au Commonwealth. Cette décision indiquée pouvant bouleverser les équilibres géopolitiques en Afrique centrale.

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