Accusé de délivrer de faux actes de naissance, le sous-préfet de Bikondom en détention

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Le sous-préfet de Bikondom et certains de ses collaborateurs ont été arrêtés par des agents de police judiciaire le 22 mars dernier.  Ils ont été conduits à la prison de la capitale de la province du Woleu-Ntem pour avoir produit et distribué une centaine de faux actes de naissance. Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison.

Leur magouille a été découverte à la suite d’une querelle entre deux jeunes femmes, l’une accusant l’autre d’avoir une relation amoureuse avec son petit ami. La mise en cause a décidé de porter plainte contre son accusatrice pour diffamation. Mais les faits ont pris une toute autre tournure. L’une des jeunes femmes aurait présenté un acte de naissance comportant des anomalies, ce qui a été découvert par l’agent de police chargé de résoudre l’affaire.

Les parents de la jeune femme ont alors été convoqués. Le second acte de naissance appartenant à celle-ci serait différent du premier. Les parents auraient avoué avoir eu recours au service du sous-préfet pour obtenir un nouvel acte de naissance. La perquisition menée à la sous-préfecture de Bikondom en présence du procureur de la République, Périne Ada Obiang, a permis de découvrir 99 faux actes de naissance. Certains de ces actes de naissance auraient été délivrés à des ressortissants camerounais.

Le sous-préfet, Dagobert Essono Nguema, aurait fait payer à certains bénéficiaires 50.000 FCFA pour chacun de ces documents. Le 4 mars dernier, le sous-préfet de l’arrondissement d’Akam-Essatouk (Oyem) aurait été condamné à 5 ans de prison, dont 3 fermes.

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