Dossier Pandora Papers : « un scandale plus vendeur que répréhensible », Jessye Ella Ekogha

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Le porte-parole du gouvernement gabonais, Jessye Ella Ekogha s’est prononcé ce jour concernant l’affaire Pandora Papers. Pour le membre du gouvernement, il s’agit plutôt d’un scandale plus vendeur que répréhensible. « Les faits cités dans ledit document ne sont pas avérés et même si ils l’étaient, sont pas répréhensibles« ,a-t-il indiqué.

« On parle d’actes qui se seraient passés, il y a plus de 20 ans. Il s’agirait d’actes qui n’auraient absolument rien de répréhensibles et de sociétés-écrans qui n’existent plus aujourd’hui. Cette situation s’apparente à un scandale monté sur rien du tout. Ceci amène à se poser des questions sur l’intention derrière cette publication. Je pense qu’il y a beaucoup plus un but commercial que tout autre chose. Puisqu’en citant le nom de certains dirigeants, le document pourrait avoir plus d’audience« , a déclaré le porte-parole du gouvernement gabonais. Pour ce dernier, il s’agit plutôt d’un acharnement médiatique dans le but de cocher des cases en y mettant le nom du président gabonais et d’autres dirigeants du monde.

Les Pandora Papers ont été rendus publics, dimanche dernier. Par le consortium international des journalistes d’investigation basé à Washington. Ils ont révélé des fraudes fiscales, d’évasion fiscale et de société-écran ayant existé dans plusieurs pays du monde. Les documents avancés remontent aux années 1970 à 2020. En Afrique, 43 hommes politiques sont cités dans les « Pandora Papers » dont le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Il s’agirait en tout de 11,9 millions de documents fournis par une source anonyme. Ce serait la fuite de fichiers de paradis fiscaux la plus importante de l’histoire d’informations confidentielles.

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