Flambée des prix des produits de première nécessité : les spéculateurs encourent des sanctions 

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Le prix des produits de première nécessité connaît une augmentation flagrante. Sur le marché gabonais, l’huile de cuisine, le riz, le sel et bien d’autres produits coûtent excessivement chers. Il s’agit d’une flambée des prix enregistrée depuis le mois de mars au Gabon. Il existe également des ruptures de stocks dans de nombreux entrepôts. Le sujet était au cœur d’une rencontre tenue jeudi dernier. Elle a réuni les ministres gabonais du Commerce et de l’économie et les opérateurs économiques. L’occasion était pour les membres du gouvernement de rappeler les opérateurs économiques à l’ordre. Les contrevenants encourent de lourdes sanctions.

 » L’objectif était de signifier à ces acteurs qu’ils doivent s’astreindre à un strict respect de la législation. Le gouvernement ne peut pas tolérer que des spéculations provoquent une hausse inconsidérée des prix de ces produits. « , a indiqué Hugues Mbadinga Madiya, ministre gabonais du Commerce. En effet, ces opérateurs économiques disposent pour la majorité de l’agrément vie chère. Il s’agit d’une disposition qui leur donne des avantages en termes fiscal et douanier. Avec ce privilège, il devrait pouvoir échapper aux taxes douanières pouvant déteindre sur le prix des produits. 

Selon les agents des services douaniers, certains opérateurs économiques profitent de ce privilège pour effectuer des opérations illicites. « Les produits de la vie chère sont détournés. Ils sont exonérés et quand ils rentrent, ils sont détournés pour être vendus dans les pays voisins« , a déploré, le ministre gabonais de l’économie, Nicole Jeanine Lydie Roboty Mbou. Elle a souligné une nécessité de faire un état de lieu de cet agrément. 

Les spéculateurs encourent néanmoins de lourde sanction. « L’une des mesures qui va être arrêtée, c’est la présence permanente des brigades mixtes. Mais également la réactivation du numéro vert », a précisé le ministre gabonais du Commerce. Pour le gouvernement, il n’est pas question d’asphyxier le panier de la ménagère dans le contexte actuel de crise.

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