La BEAC prévoit de créer 300 000 terminaux de paiement dans la Cemac à l’horizon 2025

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La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) a prévu mettre en place 300 000 terminaux de paiement dans la Cemac à l’horizon 2025. L’institution financière entend relever le défi en dotant la sous-région de terminaux de paiement en quantité suffisante. Elle l’a notifié dans son récent rapport sur les services de paiement par monnaie électronique paru l’année dernière.

 » La Beac a engagé une réflexion stratégique. Elle a pour objectif de répondre à la question de savoir comment la Cemac, tous les acteurs publics et privés ensemble, se dote d’un réseau interbancaire. Un réseau d’acceptation des paiements électroniques interbancaires. Comment ils le structure, l’organise, l’exploite et le gère de façon fiable, sécurisée en garantissant l’équitable accès à tous les acteurs. Ceci afin d’atteindre l’objectif de 300 000 points d’acceptation à l’horizon 2025« , a indiqué le rapport.

La Beac veut créer les conditions d’installation des terminaux dans les pays comme le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Elle évoque ce projet dans un contexte où elle constate  » l’insuffisance ou de la faiblesse du réseau d’acceptation des paiements électroniques par les marchands« . Dans la Cemac, l’on a compté, en 2020, près de 3 millions de cartes de paiement. Puis 25 millions de porte-monnaies électroniques. Comparativement, on dénombre à peine 2 847 terminaux de paiement électronique (TPE). Celà équivaut à un peu moins de points de paiement équipés d’un terminal de paiement.

Cette faiblesse d’équipement en TPE serait un frein au développement de la dématérialisation des paiements. Il s’agit de celui d’une large inclusion financière et de l’avènement d’une économie de paiements « Cash lite« . En conséquence, « La Cemac , sous la conduite de la Beac, ne peut espérer réussir une stratégie de large inclusion financière par le biais des nouveaux instruments. Ni des moyens électroniques de paiement si elle ne se dote pas d’une infrastructure d’acceptation de paiements électronique interbancaire. Puis interopérable dense, fiable et sécurisée « , a conclut le rapport.

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