L’appel à la « ville morte » lancé par un groupuscule d’organisations connaît un échec total

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Un appel à la « ville morte » a été récemment lancé et devrait se tenir ce jour. Il s’agit d’une initiative d’un groupuscule d’organisations de la société civile gabonaise et des acteurs de l’opposition. C’est pour protester contre les récentes mesures gouvernementales de lutte et de riposte contre la propagation du COVID-19. Cette manifestation a connu un échec total.

Libreville n’avait pas grand-chose d’une ville morte, ce jour. Aucun appel n’a été respecté dans l’ensemble de la capitale. Dans les administrations, les agents de l’État ainsi que ceux des entreprises privées et paraétatiques se sont présentés à leur poste de travail. Les banques aussi avaient déjà ouvert leur porte pour recevoir une foule d’usagers venue très tôt pour diverses transactions bancaires. Les marchés ont aussi ouvert et grouillent de monde. La totalité des activités informelles dont vivent les Gabonais avait repris son train quotidien.

 » Je suis sortie très tôt le matin et je me suis rendue au marché comme je le fais chaque jour. Je ne peux pas croiser les doigts et rester à la maison. Ceci d’autant que nous avons besoin de manger, moi et mes enfants. Donc je dois sortir pour vendre mes légumes et faire vivre mes enfants« , a confié Albertine une commerçante rencontrée au pont Nomba. À Libreville, le constat est le même. Le trafic aérien n’a pas non plus connu de perturbation. À l’aéroport international Leon Mba, tous les vols domestiques programmés par Afrijet ont été effectués. Ses aéronefs ont effectué des vols pleins à destination de Port-Gentil et Franceville ce matin. 

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