Le bureau des douanes de Bitam intercepte un important stock de produits pharmaceutiques prohibés

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Le bureau central des douanes de Bitam a procédé à la saisie d’un important stock de produits pharmaceutiques prohibés. Il s’agit d’une très belle opération réalisée par les agents de cette division. Les produits interceptés se trouvaient à bord d’un camion en provenance de Yaoundé et à destination de Libreville. 

Le véhicule transportant les produits est de type FTR rouge, immatriculé AY-739-AA. Il est affrété pour le compte de la société « Etablissement Feukou« , basée à Libreville. Jeudi dernier vers 18h, l’engin arrive à traverser la frontière gabonaise sans être inquiété. Il parvient dans le chef-lieu du département du Ntem. Il marque ensuite un arrêt au check-point du bureau central des douanes de Bitam pour un contrôle de routine. À son bord, il y avait Obiang Obiang Brice, un Gabonais employé comme chauffeur et Tamoudih Ernest, un ressortissant camerounais.

La fouille du camion permet aux douaniers de tomber sur un stock considérable de produits pharmaceutiques importés illégalement. Ceux-ci étaient transportés sans document relatif à leur mise sur le marché. Au total, les limiers ont retrouvé plus de 50 000 plaquettes de Diazépam. 100 boîtes d’aphrodisiaques estampillés « Super appétit« . 60 boîtes de Loveferm, 7 boîtes de Dilipram, 100 boîtes d’Azithromycine 500, 10 boîtes de Doxicilines Tablet. Il y avait aussi 4 boîtes de Calcid-denk, un excitant dont raffolent les jeunes en quête de sensations fortes.

Vu la gravité des faits, les douaniers ont aussitôt saisi la direction régionale de Santé nord. C’est le point focal du ministère de la Santé dans la province du Woleu-Ntem. Le chef de l’antenne de la Police judiciaire (PJ) de Bitam a été mis au courant. Les occupants du véhicule ont été aussitôt arrêtés. Durant l’audition, les mis en cause ont affirmé qu’ils ignoraient tout du contenu de la cargaison. Ils affirment que leur rôle consistait juste à l’acheminer jusqu’à Libreville. Des arguments peu convaincants pour les policiers, qui les ont présentés devant le procureur d’Oyem.

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