Le CENG invite le gouvernement à autoriser la réouverture des établissements de loisirs après 21h

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Le collectif des établissements de nuits du Gabon (CENG) a émis hier un communiqué public. Ce dernier a invité le gouvernement à autoriser la réouverture des établissements de loisirs après les heures du couvre-feu. Le collectif s’est dit exaspéré par la suspension des nouvelles mesures gouvernementales de prévention, de lutte et de riposte contre la Covid-19.

« À travers ce communiqué, nous invitons le gouvernement à dissocier dans l’arrêté querellé les problématiques soulevées par le Copil Citoyen. Notamment la gratuité des tests ou la non-obligation vaccinale. Ceci de la réouverture de nos établissements de loisirs après les heures de couvre-feu pour les personnes uniquement vaccinées« , a indiqué le CENG dans son communiqué.

Le porte-parole dudit collectif, Olivier Dibasso a expliqué que les tenanciers de ces structures ne « souhaitent pas être les dommages collatéraux de la saisine de la cour constitutionnelle par le Copil Citoyen« . Depuis le 13 mars 2020, les acteurs du monde de la nuit sont abandonnés à eux-mêmes. C’est sans oublier le fait que le « secteur emploie des dizaines de milliers de nationaux. Ce qui représente des recettes conséquentes pour les caisses de l’Etat via la TVA, la patente et les impôts« .

La décision de surseoir l’arrêté 559/PM vient jeter un pavé dans la mare. Les tenanciers des bars et boites de nuits avaient prévu rouvrir le 15 décembre dernier comme indiqué par le gouvernement. Certains ont d’ailleurs eu recours à des emprunts et des prêts parfois à des taux usuraires pour financer leur réouverture.

La cour constitutionnelle a auditionné le gouvernement et le Copil citoyen hier sur ce dossier. Les juges devront très bientôt se prononcer sur l’inconstitutionnalité ou pas de cet arrêté.

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