Peines d’emprisonnement : Le gouvernement opte pour le travail d’intérêt général

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Le gouvernement gabonais va désormais opter pour le travail d’intérêt général. Il s’agit d’une mesure visant à limiter les peines d’emprisonnement fermes et les amendes en territoire gabonais. Le projet de décret initié à cet effet a été adopté lundi dernier en conseil des ministres. Le nouveau décret fixe les modalités d’exercice du travail d’intérêt général au chapitre des peines alternatives.

 » Le présent décret est à l’actif des juridictions de jugement. Il leur offre la possibilité de condamner en cas de culpabilité des personnes poursuivies à une peine de travail d’intérêt général. Il s’agit d’une des peines de substitution à l’emprisonnement et à l’amende « , a déclaré Madeleine Berre, porte-parole du gouvernement. Cette disposition va permettre aux magistrats et aux juges de ne plus recourir systématiquement à l’emprisonnement ferme.« Désormais on peut mettre en place d’autres peines qui vont amener la personne condamnée à prendre conscience et à pouvoir se réadapter dans la société », a expliqué le ministère de la Justice.

Le travail d’intérêt général ne s’appliquera qu’aux délits et aux contraventions. Il pourrait contribuer au désengorgement des prisons et à la réinsertion des délinquants. Grâce à cette peine, le prévenu ou l’inculpé pourra payer sa dette envers la société. Il s’agit d’une peine jugée alternative à l’emprisonnement ferme. C’est une manière, apprend-on, de respecter les droits de l’Homme et de lutter contre la surpopulation carcérale.

Ce projet de décret intervient à l’heure où la population carcérale est en pleine croissance. Le gouvernement s’activait pour résoudre le problème de la surpopulation au sein des prisons gabonaises. Il a récemment initié un programme de réforme des systèmes de lutte contre la délinquance. Ceci, par la mise en pratique des peines alternatives, contrairement à l’emprisonnement systématique, tel que préconisé par le système judiciaire gabonais.

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