Lutte contre la corruption : le ROLBG propose un système national d’intégrité

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Le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (Rolbg) a récemment organisé des travaux webinaire. Ceux-ci ont servi de cadre pour les membres du réseau pour évoquer le sujet de la corruption. Ils proposent de mettre en place un système national d’intégrité pour lutter contre le phénomène. Ce sera notamment dans les secteurs des ressources naturelles et industries extractives.

 » Il est vital pour le Gabon de mettre en place un système national d’intégrité. La question qui se pose au Gabon est celle de l’intégrité des agents publics, des cadres qui sont sensés contrôler la sortie des ressources extractives au Gabon. Des milliards de dollars de diamant et d’or sortent du Gabon et on ne voit rien sur le budget public. Dans la loi de finances, on ne voit pas les ressources provenant de l’exploitation du diamant et de l’or. La corruption est un fléau à éradiquer. Il faut une volonté politique et impérativement mettre en place un système national d’intégrité « , a déclaré Georges Mpaga. Ce dernier est aussi membre du Groupement d’intérêt de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Gabon.

Les travaux ont également servi de cadre pour la formation des responsables des administrations publiques et des entreprises publiques et privées sur le phénomène. Ils ont également eu droit à des notions sur la transparence dans le secteur extratif gabonais.  Les pays en développement perdraient 1 000 milliards de dollars US chaque année en raison de la corruption ou de transactions illégales dont beaucoup impliquent des sociétés pétrolières. « Des milliers de dollars sont dilapidés dans notre pays. Le Gabon est victime de pillages parce que l’administration est corrompue. Les douaniers sont corrompus, les gens qui sont dans l’administration des eaux et forêts sont corrompus. Ceux des industries extractives aussi. Ils ne défendent pas les intérêts du pays, car les ressources extractives sortent illégalement« , a souligné le leader de la société civile, Georges Mpaga.

En 2009, dès son accession à la magistrature suprême, le président Ali Bongo Ondimba avait placé la gouvernance transparente des ressources naturelles au rang des priorités du gouvernement. Cela s’est matérialisé par l’adoption le 30 janvier 2015 d’une loi. Ladite loi est relative à la transparence et à la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques. La même année, le Gabon avait adhéré à la Norme ITIE. Cet instrument international est crédible pour évaluer la manière dont les Etats gèrent les ressources minières, pétrolières et gazières.

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