Lutte contre l’anarque dans les écoles : le gouvernement rappelle les frais de scolarité en vigueur 

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Le gouvernement gabonais a attiré l’attention des parents d’élèves sur les frais de scolarité en vigueur au Gabon. Il s’agit d’une mesure de lutte contre l’anarque dans les écoles et établissements scolaires publics du pays. Le ministère gabonais de l’éducation nationale est revenu sur les tarifs en vigueur à travers un communiqué rendu public la semaine dernière.

Les frais d’inscriptions et de réinscriptions sont fixés à 3 000 FCFA pour le pré-primaire. Ils s’élèvent à 5 000 FCFA pour le primaire et 10 000 FCFA pour le secondaire général et technique. Pour ce qui est de l’uniforme scolaire, le prix est fixé par le gouvernement à 16 000 FCFA. C’est soit 8000 FCFA pour la chemise et 8 000 FCFA pour le pantalon ou la jupe. Le ministère précise que ce sont les « seuls frais » qui sont exigés et que  »aucun autre prélèvement n’est autorisé« .

Ce rappel a pour but de « repréciser les règles qui sont fixées. Ce qui est normal« , a expliqué un instituteur de l’école publique Bas de Guégué. Selon la même source, il est question pour le gouvernement, de lutter contre les arnaques lors des inscriptions et réinscriptions. Cette lutte est à mener dans les établissements scolaires publics au Gabon. En dehors de ces frais recommandés, les chefs de certains établissements exigent souvent des frais supplémentaires. Il s’agit des frais d’APE (Association des parents d’élèves) ainsi que les frais d’enveloppes. Dans d’autres écoles, les frais pour l’informatique sont également exigés. « Au lycée  Oumar situé au quartier Bas de Guégué à Libreville par exemple, chaque élève doit débourser la somme de 16 000 FCFA. Ceci à raison de 10 000 FCFA de frais d’inscription, 5 000 FCFA de frais d’APE et 1000 FCFA de frais d’enveloppe. C’est l’enveloppe qui contient le dossier de l’élève au service de la documentation. Et dans les salles d’examen, il faut ajouter 1000 FCFA pour les demi-cartes photos« , a expliqué un professeur de cet établissement scolaire public.

En dehors de ces frais exigés et connus de tous, il y en a d’autres que certains chefs d’établissements prennent aux parents d’élèves. Ceci se passe lors des réinscriptions, mais principalement lors des inscriptions de nouveaux élèves. « Il y a des chefs d’établissement qui peuvent prendre 50 000FCFA voire 100 000FCFA à certains parents. Pour leur trouver une place au sein de l’établissement. C’est de l’arnaque. Et c’est cela que le ministère doit combattre« , a déclaré un enseignant. Ce dernier préconise, les mutations des chefs d’établissements dans les écoles. Ceci devrait se faire à la veille des rentrées des classes pour combattre l’arnaque lors des inscriptions et réinscriptions.

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