Poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU : Le forcing du Congo passe mal

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La candidature au poste de membre non permanent du conseil de sécurité de l’Onu suscite des tensions au sein de l’Union africaine (UA). Des tensions  apparues suite à l’annonce par Félix Tshisekedi de la candidature de son pays, la RDC.

Selon  plusieurs membres de l’UA et de la communauté internationale en général, cette déclaration à cette étape du processus, entre en contradiction avec  règles qui régissent l’Union Africaine. Au sein de l’UA, le collectif avait déjà désigné en Février dernier le Gabon et le Ghana comme candidats. « Nos textes sont très clairs. Les candidatures sont closes depuis le 31 décembre dernier. La décision de sélectionner le Gabon et le Ghana a été définitivement prise début février. Dans ces conditions, imposer la candidature d’un autre pays, c’est violer les textes qui régissent notre organisation. Et c’est d’autant plus surprenant que ça provient de celui-là même qui est censé être le garant du respect de ces textes », s’inquiète un commissaire de l’UA.

Le Président de la RDC est  le président en exercice de l’UA. Son annonce soudaine sous-entend un forcing qui fragiliserait la cohésion au sein de l’organisation à la tête de laquelle, il se trouve. « C’est d’autant plus regrettable. Félix Tshisekedi profite de sa position de président en exercice de l’UA pour faire prévaloir les intérêts de la RDC. Et ceci au détriment de ceux d’un continent tout entier », peste un chef d’Etat d’Afrique de l’Est.

« Il y a une élection présidentielle fin 2023 en RDC. Or, Félix Tshisekedi n’est pas en bonne posture pour l’emporter à la régulière. Si son pays siège à ce moment-là au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, ce sera, pense-t-il, plus facile pour lui de manœuvrer afin d’éviter les remontrances de  la communauté internationale »,  a expliqué un politologue de l’Université catholique de Louvain en Belgique.

Dans ces conditions, l’UA se voit fragilisée  et se doit d’agir, à en croire un diplomate américain. «M. Moussa Faki Mahamat, en sa qualité de président de la Commission de l’UA, doit sortir de son silence et prendre ses responsabilités en appelant à la raison M. Félix Tshisekedi », plaide-t-il.

 

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