Réouverture du dossier des biens mal acquis, une stratégie contreproductive selon le Gabon

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La France a réouvert le dossier de biens mal acquis enclenché contre le défunt président gabonais Omar Bongo. La banque française BNP Paribas est à nouveau mise en examen. L’enquête porte sur les mêmes faits de « blanchiment, de corruption et de détournement de fonds publics ». Les faits sont directement reliés au patrimoine en France de la famille élargie du défunt président gabonais Omar Bongo.

Cette réouverture du dossier intervient au lendemain de l’officialisation de la demande d’adhésion du Gabon au Commonwealth. Celle-ci pourrait être officialisée au prochain sommet du Commonwealth à Kigali au Rwanda.  « Paris voit d’un très mauvais œil le fait que le Gabon prenne son indépendance diplomatique. Le pays n’accepte pas également l’adhésion du Gabon à la grande organisation rivale de la Francophonie», a indiqué un journaliste français. «Cette décision du Gabon intervient quelques mois seulement après le Brexit. Et il ne fait qu’exacerber la colère de Paris qui s’emploie à mettre des bâtons dans les roues de Londres », a-t-il conclu.

L’instruction dans ce dossier traînait depuis plusieurs années. Mais elle a connu une accélération la semaine dernière. Au Gabon, rares sont ceux à croire à un simple hasard.

« La ficelle est un peu grosse », affirme le premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda. Il s’agit pour l’Etat gabonais, la procédure  contreproductive, d’un « stratagème cousu de fil blanc». « A l’évidence, cela ne contribuera qu’à nous pousser un peu plus vite dans la sphère d’influence anglophone », précise-t-on au gouvernement.

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